Astro Club Porto-Vecchio Index du Forum Astro Club Porto-Vecchio
Partagez votre savoir et vos connaissances ou vos questions sur le fabuleux domaine qu'est l'astronomie !
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Mercure !!!

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Astro Club Porto-Vecchio Index du Forum -> Astronomie -> Le système solaire
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Liberta
Membre

Hors ligne

Inscrit le: 10 Juil 2007
Messages: 18
Localisation: Corse
Féminin Gémeaux (21mai-20juin) 羊 Chèvre

MessagePosté le: Ven 12 Oct - 15:24 (2007)    Sujet du message: Mercure !!! Répondre en citant

MERCURE



Si un explorateur se tenait sur la surface de Mercure, il y découvrirait un monde ressemblant à la Lune. Les monticules mercuriens arrondis et recouverts de poussière, ont été érodés par le bombardement constant des météorites. Les escarpements (Fault-cliffs) s'élèvent sur plusieurs kilomètres de hauteur et s'étendent sur des centaines de kilomètres. De nombreux cratères parsèment la surface. Le Soleil apparaîtrait deux fois et demie plus grand que sur la Terre, à l'explorateur; cependant le ciel serait toujours noir parce que Mercure ne possède virtuellement pas d'atmosphère pour diffuser la lumière. En portant son regard vers l'espace, l'explorateur pourrait apercevoir deux brillantes étoiles. Une apparaissant de couleur crème, la planète Vénus et l'autre de couleur bleu, la planète Terre.

Avant la mission Mariner 10, peu de choses étaient connues sur Mercure à cause de la difficulté de l'observer à partir de télescopes terrestres. Vue de la Terre, à son élongation maximum elle est à seulement 28 degrés du Soleil. En conséquence, elle peut être vue pendant le jour ou avant le lever ou après le coucher du Soleil. Quand on l'observe à l'aube ou au crépuscule, Mercure est si bas sur l'horizon que sa lumière doit traverser 10 fois plus d'atmosphère terrestre qu'elle le ferait, si Mercure se trouvait au zénith.

Au cours de l'année 1880, Giovanni Schiaparelli fit un croquis montrant de faibles détails à la surface de Mercure. Il détermina que la marrée gravitationnelle devait verrouiller (la rotation de) Mercure avec le Soleil, de la même manière que la rotation de la lune est verrouillée avec la Terre. En 1962, les radioastronomes analysèrent des émissions radio en provenance de Mercure et déterminèrent que le coté obscur était trop chaud pour correspondre à un verrouillage gravitationnel. L'on s'attendait à ce que ce côté fût beaucoup plus froid s'il était toujours opposé su Soleil. En 1965, Pettengill et Dyce déterminèrent une rotation de 59 + - 5 jours en s'appuyant sur des observations radar. Plus tard en 1971, Goldstein affina la période de rotation à 58,65 + - 0,25 jours en utilisant des mesures radar. Grâce aux observations rapprochées de la sonde spatiale Mariner10, la période fut précisée à 58,646 + - 0,005 jours.

Même si (la rotation de) Mercure n'est pas verrouillée par marée gravitationnelle avec le Soleil, sa période de rotation est couplée avec sa période de révolution orbitale. Mercure effectue une rotation et demie au cours de chaque orbite. En conséquence de cette résonnance de rapport 3:2, une journée sur Mercure (du levé du Soleil au levé du Soleil) a une durée de 176 jours terrestres, comme le montre le diagramme suivant





Dans le passé lointain de Mercure, sa période de rotation peut avoir été plus rapide. Les scientifiques spéculent que sa rotation peut avoir été aussi courte que 8 heures, mais sur des millions d'années les marrées solaires l'ont lentement ralentie. Un modèle de ce processus montre que le ralentissement pu s'étendre sur 109 années et accroître la température de l'intérieur de la planète de 100 degrés Kelvin.

La majorité des découvertes scientifiques sur la planète Mercure viennent de la sonde spatiale Mariner 10 qui fut lancée le 3 novembre 1973. Elle survola la planète le 29 mars 1974 à une distance de 705 kilomètres de sa surface. Le 21 septembre 1974 elle survola Mercure une seconde fois et une troisième fois, le 16 mars 1975. Au cours de ces visites, plus de 2 700 images furent prises, couvrant 45% de sa surface. Jusque la, les scientifiques n'avaient pas soupçonné que Mercure possède un champ magnétique. Ils pensaient que Mercure étant petite, son noyau s'était solidifié depuis longtemps. La présence d'un champ magnétique indique que la planète possède un noyau ferreux au moins partiellement fondu. Le champ magnétique est généré par la rotation d'un noyau conducteur en fusion, ce qui est connu comme étant l'effet dynamo.

La sonde Mariner 10 a mis en évidence que Mercure possède un champ magnétique de 1% de celui de la Terre. Ce champ magnétique est incliné de 7 degrés par rapport à l'axe de rotation de Mercure et produit une magnétosphère autour de la planète. La cause du champ magnétique est inconnue. Il pourrait être produit par la présence du noyau ferreux partiellement en fusion à l'intérieur de la planète. Une autre source de ce champ pourrait être la magnétisation rémanente dans les roches contenant du fer qui auraient été magnétisés quand la planète était jeune et possédait un fort champ magnétique. Lorsque la planète s'est refroidie et solidifiée une magnétisation rémanente a été conservée.

Même avant la mission Mariner 10, la grande densitéde Mercure était connue. Elle possède une densité de 5.44 g/cm3 laquelle est comparable à celle de la Terre qui est de 5.52g/cm3. Dans un état non compressé la densité de Mercure est de 5.5 g/cm3 alors que celle de la Terre est de seulement 4.0 g/cm3. Cette grande densité est une indication que 60 à 70% du poids de la planète est constitué de métaux et 30% de silicate. Ce qui donne comme rayon du noyau, 75% du rayon de la planète et un volume de 42% de celui de la planète.



La surface de Mercure


Les images renvoyées par la sonde spatiale Mariner 10 montrèrent un monde ressemblant à la Lune. Il est marqué de cratères, il contient d'énormes basins à multiples anneaux et plusieurs coulées de lave. Les cratères varient en grandeur de 100 mètres (la plus petite résolution des images de Mariner 10) à 1 300 kilomètres. Ces cratères sont à différentes étapes de conservation. Certains sont jeunes avec des rebords aigus et possèdent des rayons brillants s'étendant vers l'extérieur. D'autres sont très dégradés avec des rebords arrondis par le bombardement des météorites. Le plus gros cratère sur Mercure est le basin Caloris. Un basin qui fut décrit par Hartmann et Kuiper (1962) comme une "grande dépression circulaire avec des anneaux concentriques distincts et des traits radiaux." D'autres considèrent tout cratère de plus de 200 kilomètres, comme des basins. Le basin Caloris fait 1 300 kilomètres de diamètre, et fut probablement créé par un projectile de plus de 100 kilomètres de diamètre. L'impact produisit des anneaux montagneux de trois kilomètres de haut et projeta des éjectas sur un périmètre de 600 à 800 kilomètres. (Un autre bon exemple d'un basin montrant des anneaux concentriques se trouve dans la région Valhalla sur la lune de Jupiter Callisto). Les ondes sismiques produites lors de l'impact qui forma Caloris, se focalisèrent sur la face opposée de la planète et produisirent une région de terrain chaotique. Après l'impact le cratère fut partiellement rempli par des écoulements de lave.
Mercure est marqué de grandes falaises courbes ou d'escarpements lobés qui furent apparemment formés lorsque Mercure s'est rétrécie de quelques kilomètres suite à son refroidissement. Ce rétrécissement produisit des plissements de la croûte avec des escarpements hauts de kilomètres et de centaines de kilomètres de long.

La plus grande partie de la surface de Mercure est couverte de plaines. Beaucoup de ces plaines sont vielles et criblées de cratères, mais quelques une d'entre elles ont moins de cratères. Les scientifiques ont classifié ces plaines de plaines entre-cratères et de plaines lisses. Les plaines entre-cratères sont moins saturées de cratères et ces cratères font moins de 15 kilomètres de diamètre. Ces plaines furent probablement formées par les coulées de lave qui submergèrent le terrain plus âgé. Les plaines lisses sont plus jeunes et on y retrouve encore moins de cratères. L'on retrouve des plaines lisses autour du basin Caloris. Dans certaines zones, l'on peut voir des parcelles de lave lisse remplissant des cratères.

L'histoire de la formation de Mercure est similaire à celle de la Terre. La planète s'est formée il y a environ 4,5 milliards d'années. Ce fut une période d'intense bombardement pour ces planètes alors qu'elles récupéraient les matériaux et les débris laissés tout autour par la nébuleuse qui les engendra. Tôt dans ce processus de formation, Mercure se différencia probablement en un noyau métallique dense recouvert d'une croûte de silicates. Après la période de bombardement intense, la lave s'écoula en surface et recouvra la croûte plus âgée. Vers ce temps là, la majorité des débris avaient été balayés et Mercure entra dans une période de bombardement plus légère. Pendant cette période les plaines entre-cratères se formèrent. Ensuite Mercure se refroidit. Son noyau se contracta avec pour conséquence des bris de la croûte qui produisirent les proéminents escarpements lobés. Au cours de la troisième période, la lave inonda les basses-terres et forma les plaines lisses. Durant la quatrième période, le bombardement par les micrométéorites créa une surface poussiéreuse aussi connue sous le nom de regolithe. Quelques plus gros météorites frappèrent la surface et créèrent de brillants cratères avec des rayons. En excluant les collisions occasionnelles par des météorites, la surface de Mercure n'est plus active et est demeurée la même depuis des millions d'années.


Existe-il de l'eau sur Mercure?


Il semblerait que Mercure ne peut posséder d'eau sous aucune forme. La planète possède très peu d'atmosphère et est brûlante pendant le jour, cependant en 1991 un scientifique de l'université de Caltech fit rebondir des ondes radio sur Mercure et observa un écho particulièrement brillant renvoyé par le pôle nord. L'apparence brillante du pôle nord peut s'expliquer par la présence de glace sur ou juste sous la surface. Mais est-ce possible pour Mercure d'avoir de la glace? Parce que la rotation de Mercure est presque perpendiculaire avec son plan orbital, au pôle nord le soleil est toujours visible, juste au-dessus de l'horizon. L'intérieur des cratères (au pôle) n'est jamais exposé au soleil et les scientifiques soupçonnent qu'ils demeurent à une température inférieure à -161 C. Ces températures très froides peuvent capturer l'eau dégazée par la planète, ou la glace apportée par l'impact des comètes. Ces dépôts de glace peuvent être recouverts d'une couche de poussière et montrer quand même de brillants échos radar.

_____________________________________________________________
La planète est une merveille incommensurable !
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Publicité






MessagePosté le: Ven 12 Oct - 15:24 (2007)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Astro Club Porto-Vecchio Index du Forum -> Astronomie -> Le système solaire Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Space Pilot 3K template by Jakob Persson.
Powered by phpBB © 2001 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com